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Ungebräuchliche und schwer verständliche Abkürzungen im Brieftext werden in eckigen Klammern [ ] aufgelöst. Die gängigen Abkürzungen und Zeichen für Münzen und Währungen bleiben unverändert. Nicht aufgelöst werden auch die geläufigen Abkürzungen bei Tempo- und Instrumentenbezeichnungen wie Allo, Andte, Vno(Violino) und Vcello(Violoncello).

Wurde ein Dokument im Laufe der Überlieferung getrennt und befindet sich nur ein Teil im Beethoven-Haus Bonn, ist dieser Teil in der Übertragung fett wiedergegeben.

Abkürzungen in den Brieftexten

  • # Dukaten
  • sfl., f., fr. Florin, Gulden
  • kr, xr, x Kreuzer
  • C.M., c.m. Konventionsmünze
  • W.W., w.w. Wiener Währung
  • BZ, B.Z. Bancozettel
  • £ Pfund Sterling
  • Rthlr Reichstaler
  • Thlr Taler
  • d.c. da capo
  • d.g., dgl. dergleichen
  • d.s. dal segno
  • etc. et cetera
  • mp, m.p. manu propria
  • Nb. Nota bene
  • P.P. Praemissis Praemittendis
  • P.S. Postscriptum
  • P.T. Pleno Titulo

Der nachgestellte Kommentar enthält den Quellennachweis sowie textkritische und erläuternde Anmerkungen. Für die häufiger zitierte Literatur werden Abkürzungen und Siglen verwendet.

810. Beethoven an Fürst Andreas Rasumowsky1

[Wien, 5. Juni 1815]

Monseigneur,

Après la production publique de mon ouvrage intitulé: La Victoire de Wellington dans la battaille de Vittoria, laquelle a été exécutée dans cette Capitale avec le meilleur succès,2 plusieurs de mes amis respectables et notamment Son Altesse feu le Prince de Lichnovsky3 ainsi que son épouse encore vivante4 , avaient la Complaisance de m'assurer, que cette musique ferait le plus grand bruit en Angleterre, la composition exprimant non seulement les hommages de vénération due au Duc de Wellington, son premier général actuel, mais étant un oeuvre unique à célébrer un évenement qui dans les annales de la grande Bretagne restera aussi glorieux que mémorable et bienfaisant pour toute l'Europe. Mes amis respectables me conseillaient d'en envoyer la partition à Son Altesse Royale le Prince Régent de la grande Bretagne, et Madame la Princesse de Lichnovsky croyait, que cela pourrait s'effectuer le mieux par les faveurs de Votre Altesse Sérénissime qui en effet eut pour moi la grace spécialle de l'envoyer Elle-même au Prince Régent.5 La partition a été remise, comme je sais, à ce Prince avec une dédicace y jointe par écrit, en démandant respectueusement, si Son Altesse Royale voudrait bien daigner agréer cette dédicace et donner la permission qu'elle fut mise en public à l'édition de mon ouvrage. Or je prends la liberté de donner à Votre Altesse Sérénissime connaissances du succès de cette demarche, suppliant de vouloir bien y ajouter foi.
Après avoir attendu long-tems sans recevoir des nouvelles de Londres à ce sujet, j'avais la disgrace d'apprendre, que plusieurs personnes ici, probablement mes ennemis clandestins, eussent repondu de faux-bruit très dèsavantageux de ce que je n'eusse pas réussi à Londres avec mon ouvrage. Malgré cela, j'étois enfin si heureux d'apprendre par des lettres, que plusieurs Anglais sejournants à Vienne avaient reçues de leur patrie, par des feuilles publiques6 et aussi par ma correspondance avec Monsieur Riess7 , mon écolier, que Son Altesse Royale le Prince Regent avait daigné faire remettre mon ouvrage aux Directeurs de musique du theatre de Drurylane à Londres, avec ordre d'en exécuter la composition. Cette production eut lieu le 10 fevrier sous la direction des frères Smart, et réitérée le 13 du même mois. Dans ces deux productions tous les morceaux de cette musique furent chaque fois repetés pour satisfaire au plaisir unanime que le public en prenait, en honorant la composition toutes les deux fois d'un applaudissement général et complet d'enthousiasme.
Dans ces entrefaits on venait de m'obséder de tout part avec des conditions les plus avantageuses, en me pressant de faire publier la Bataille de Vittoria; non obstant cela, je croyais toujours devoir attendre la reponse de Son Altesse Royale avec la permission de dédicace; mais hélas! je me trouvois trompé dans mon espérance. Dans l'intervalle le bruit des productions réussies à Londres, et du bon accueil de mon ouvrage se repandoit par les gazettes allemandes, et une lettre datée de Londres du 14 fevrier, inserée dans la feuille dite Morgenblatt, rapporte même les mots suivants: "Les Anciens-Anglais se glorifient beaucoup de ce que la battaille de Vittoria, composée et mise en production publique à Vienne, a été dédiée au Prince <Royale> Regent à l'époque où l'Autriche fut encore en liaison avec la France!"8
Toutes les feuilles étaient remplies des louanges et de l'applaudissement extraordinaire qu'a obtenu cette ouvrage en Angleterre; partout ou en partait, mais personne ne pensait à l'auteur, ni à la reconnaissance qu'il devait esperer, et même aucune reponse ne venait de Londres adressée à Van-Beethoven.
Après ces informations et désesperant de recevoir une reponse je me crus obligé de ne plus retenir d'avantage mon ouvrage généralement désirée par mes Compatriotes; je cedai à leurs instances et je remis la partition à un éditeur9 . Mais comment fus-je étonné, ayant appris de suite par la lettre d'un Anglais adressée à un de ses Amis sejournants ici, l'assurance réitérée de l'accueil extraordinaire de mon ouvrage à Londres avec la remarque, qu'il paroit en Angleterre un Extrait imprimé de differents morceaux de ma musique, arrangés pour le Piano-forte10 . ...
C'était un coup de Foudre pour moi! – Je frémis de voir qu'en revanche, pour l'honneur d'avoir envoyé ma bataille de Vittoria en Angleterre, et d'avoir voulu la dédier au Prince-Régent, en revanche de ce que mon Chef-d'oeuvre si intéressant à tout égard, eut procuré au public de Londres une grande jouissance, et enfin en recompense de ce que la Direction du premier théatre à Londres eut gagné par les deux productions des sommes considérables, moi comme Auteur, je ne reçois pas un mot de remerciment, je suis même forcé de restituer l'honnoraire à l'éditeur de ma musique dans ce pays-ci,11 vû qu'à Londres en existe déja un Extrait publié, je suis enfin obligé de supporter les fraix considérables de copiature pour l'Exemplaire que j'ai envoyé à Londres, et outre cela je me vois compromis par les journaux anglais qui parlaient de ma dédicace sans que j'aye reçu la permission de la part du Prince-Régent.12 – Par ce silence facheux je me trouve hors d'état de repondre a qui conque me parle touchant ma partition envoyée à Londres, sauf cependant les feuilles publiques qui en faisaient mention, et les lettres des particuliers qui me furent communiquées. J'ose dire avec certitude que, si j'avais dédié mon ouvrage à un des hauts Monarques qui étaient présents au Congrès de Vienne, j'aurais sans doute, déja obtenu l'honneur d'un accueil gracieux, et une recompense honorable dans ma bourse.
En renouvellant l'expression de ma vive reconnoissance pour l'intérêt que Votre Altesse Sérénissime avait daigné prendre dans cette affaire, et regrettant avec douleur, que la peine généreuse et l'intention gracieuse en mes faveurs n'a pas eu le resultat, faute de l'appui de ceux qui devaient en apprécier la valeur, j'ose me rappeller une seconde fois à l'intercession de Votre Altesse Sérénissime, afin que je ne sois pas exposé à la perte de mon honneur et de ma fortune.

J'ai l'honneur d'être avec la plus grande vénération et le respect le plus parfait Monseigneur, de Votre Altesse Sérénissime le très-humble Serviteur
Louis Van Beethoven.
Vienne le 5 Juin 1815.



1 Der Adressat ist nicht genannt, erschließt sich jedoch aus Brief 1579 vom 24.2.1823 an König Georg IV. von England. Die Identifikation als Viscount Castlereagh (KK Nr. 504) oder Fürst Paul Esterházy (Anderson Nr. 546) ist unzutreffend.

2 Op. 91 ist in Wien erstmals am 8.12.1813 aufgeführt und danach mit großem Erfolg mehrfach wiederholt worden.

3 Fürst Karl Lichnowsky, gestorben am 15.4.1814.

4 Fürstin Christiane Lichnowsky.

5 Vgl. Brief 1579 vom 24.2.1823.

6 Die Wiener Zeitung berichtete am 2.3.1815: "Die Schlacht-Symphonie, komponiert von Hrn. van Beethoven in Wien, und von demselben Sr. königl. Hoheit dem Prinzen-Regenten gewidmet und übersendet, ist im Drurylane-Theater am 10. Febr. aufgeführt, und auf allgemeines Begehren am 13. wiederhohlt worden. Sie hat sehr starken Zulauf und lauten Beyfall erhalten." Weitere Berichte finden sich im Wiener Morgenblatt für gebildete Stände vom 15.3.1815 (S. 252; die Meldung selbst ist mit dem 14.2.1815 datiert), im Sammler (Nr. 44 vom 13.4.1815) und in der AMZ (Nr. 15 vom 12.4.1815), s. Anm. 8.

7 Ein Brief dieses Inhalts von Ferdinand Ries ist nicht erhalten.

8 In der AMZ 17 (1815), Sp. 262 heißt es: " Beethovens grosse Symphonie, die Schlacht von Vittoria, die, als sie zuerst in Wien aufgeführt wurde, in diesen Blättern ausführlich beschrieben, u. dann vom Mechanicus, Hrn. Mälzel, nach London gebracht worden ist, hat daselbst ausgezeichnetes Glück gemacht. Sie ist vom Komponisten dem Prinzen Regenten gewidmet; u. englische Blätter bemerken mit Wohlgefallen, das Werk sey in Wien verfaßt, und für den Regenten bestimmt worden, als noch Oesterreich, im Bunde mit Frankreich, gegen England gekämpft habe."

9 Beethoven hatte op. 91 zusammen mit mehreren anderen Werken bereits Anfang 1815 an Sigmund Anton Steiner verkauft, Brief 780 vom 1.2.1815. Die Eigentumsbestätigung datiert allerdings erst vom 20.5.1815.

10 Die Nachricht war unzutreffend. Ein Klavierauszug von op. 91 erschien in England (bei Birchall) erst im Januar 1816. Er war von Beethoven autorisiert.

11 Dies ist nicht geschehen.

12 Obwohl Beethoven auch später keine Antwort vom englischen Hofe erhielt, ist op. 91 dennoch dem Prinzregenten gewidmet worden.

Die deutsche Fassung des Briefes lautet (nach Frimmel a.a.O.):

"E. Durchlaucht!
Als mein Werk: Wellingtons Sieg in der Schlacht bey Vittoria, mit dem glücklichsten Erfolge hier in Wien aufgeführt worden war, glaubten mehrere meiner verehrtesten Gönner, und namentlich der verstorbene Fürst von Lichnowsky wie auch dessen noch lebende Frau Gemahlin, dass es besonders in England eine gute Aufnahme finden müsste, weil es nicht nur einen ihrer grössten Feldherrn den Herzog von Wellington feyern, sondern auch ein Ereigniss verherrliche, das in der Geschichte Englands so glänzend aufgezeichnet und für die Befreiung von Europa so ruhmvoll ist. Sie riethen mir dem zu Folge, es Sr.k. Hoheit dem Prinzen-Regenten zu übersenden, und die Frau Fürstin war der Meinung, dass dies durch E. Durchlaucht gnädige Verwendung am besten bewirkt werden könne. E.D. hatten daher auch die Gnade, es Selbst an S.k. Hoheit gelangen zu lassen. Es wurde dem Prinzen-Regenten mit einer schriftlichen Zueignung und mit der Anfrage überreicht: ob S.k. Hoheit zu erlauben geruhen möchten, dass diese Zueignung bei der Herausgabe des Werkes öffentlich im Druck erscheinen dürfe? – Ich nehme mir nunmehr die Freyheit, E.D. von dem Erfolge dieses Schrittes in Kenntniss zu setzen.
Nachdem ich lange vergeblich einer Nachricht in Betreff dieser Angelegenheit aus London entgegengesehen hatte und schon manches mir nachtheilige Gerüchte darüber, wahrscheinlich von meinen Feinden, mündlich und schriftlich hier in Umlauf gebracht worden war, erfuhr ich endlich sowohl durch Briefe, die in Wien anwesende Engländer aus ihrem Vaterlande erhalten hatten, als auch durch die öffentlichen Blätter, und dann schriftlich durch meinen in England sich aufhaltenden Schüler Riess, dass Sr.k. Hoheit der Prinz-Regent mein Werk den Musikdirektoren des Drurylane-Theaters in London hatten übergeben lassen, um es daselbst zur Aufführung zu bringen. Diese hatte unter der Leitung der Brüder Smart am 10. Februar statt, und wurde am 13. desselben Monats wiederholt. In beiden Aufführungen mussten jedesmal alle Stücke wiederholt werden, und wurden beide Male früheren Datum mit dem rauschendsten Enthusiasmus aufgenommen.
Inzwischen wurde ich von mehreren Orten her vielfältig und unter den vortheilhaftesten Bedingungen angegangen die Schlacht von Vittoria doch endlich herauszugeben; allein ich glaubte noch immer, die Antwort Sr.k. Hoheit mit der Erlaubnis zur Dedikation abwarten zu müssen: ich wartete vergeblich! – Nunmehr war auch der Ruf von den in London stattgehabten Aufführungen und von der ausserordentlich guten Aufnahme dieses Werkes durch deutsche Zeitung bey uns verbreitet worden, und ein im Morgenblatte abgedrucktes Schreiben aus London vom 14. Februar bemerkt sogar: Die Alt Engländer thäten sich sehr viel auf den Umstand zu Gute, dass die Schlacht von Vittoria in Wien gedichtet, aufgeführt und dem Prinz Regenten zugeeignet ward, als Oesterreich mit Frankreich noch im Bündnisse stand! – Alle Blätter waren voll von dem Lob und von dem ausserordentlichen Beyfalle, den dieses Werk in England erhalten hatte: nur an mich, den Autor desselben dachte Niemand und nicht das mindeste Zeichen von Dank oder einer Erkenntlichkeit, ja nicht einmal eine Sylbe Antwort kam mir von dorther zu! –
Nach diesen Vorgängen, und als ich schon nicht mehr auf eine Antwort hoffen zu dürfen glaubte, hielt ich dafür, dass ich es meinen Landsleuten schuldig sey, ihnen mein Werk nicht länger vorzuenthalten. Ich gab den dringenden Aufforderungen zur Herausgabe nach und überliess es in dieser Absicht einem+ Verleger.
Aber wie sehr war ich betroffen, als ich neuerdings durch den Brief eines Engländers an einen seiner hier anwesenden Landsleute die wiederholte Bestättigung der ausserordentlich guten Aufnahme meines Werkes in London mit dem Beysatze erfuhr: dass ein Clavierauszug davon in England erschienen sey! ... Dafür also, dass ich den Engländern die Ehre anthat, ihnen meine Schlacht von Vittoria zu übersenden und sie ihrem Prinz Regenten zu zu eignen, dass ich dem Londoner Publikum den Genuss eines ihm in so vieler Hinsicht interessanten Kunstwerkes verschaffte, dass das dortige grösste Theater dadurch zweimal übervoll der Direktion ungeheuere Einnahmen brachte, erhalte ich nicht nur keine Sylbe Dank, sondern ich bin sogar genöthigt, dem deutschen Verleger, da ein Clavierauszug meines Werkes in London herausgekommen ist, das Honorar dafür zurückzugeben, die beträchtlichen Copiaturkosten für das nach London gesendete Exemplar ohne Ersatz zu tragen, und habe überdiess noch bey der Herausgabe die Schande, die durch die Londoner Blätter allgemein bekannt gewordene Zueignung an den Prinzen Regenten wozu ich keine Erlaubniss erhalten habe, unterdrücken zu müssen. – Ja ich bin itzt schon in die peinliche Lage versetzt, dass ich auf jede Frage über meine nach London gesendete Schlacht von Vittoria, die Zeitungsnachrichten und jene die mir aus fremden Briefen mitgetheilt wurden, ausgenommen, blos mit Achselzucken antworten kann. +Hätte ich mein Werk einem der verbündeten Monarchen auf dem Congress gewidmet, gewiss! ich wäre schnell u ehrenvoll belohnt worden.+
Indem ich E. Durchlaucht meinen gehorsamsten Dank für die gnädige Verwendung in dieser Angelegenheit hier abstatte, und beklage, dass Euer D. grossmüthige Bemühung und huldvolle Gesinnung für mich durch die Rücksichtslosigkeit derer, die sich dadurch geehrt fühlen sollten, getäuscht werden musste, wage ich es dennoch E. Durchlaucht Gnade zum zweiten Mal bey dieser Sache dahin in Anspruch zu nehmen, damit verhindert werde, dass mir nicht durch die Sorglosigkeit, womit dieser Gegenstand in London behandelt wird, Schaden an Ehre Eigenthum und Vermögen zugefügt werden möge.

Der ich die Gnade habe in tiefster Verehrung zu verharren Euer Durchlaucht! unterthänigster Diener

Louis van Beethoven.
Wien am Juny 1815."

+ Frimmel merkt an: "In der Abschrift steht 'einen'" .

© 1998 G. Henle Verlag, München